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 « La douleur est comme un poignard que l'on plante en plein coeur. »

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Phoenix W. O'Aiakídês
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MessageSujet: « La douleur est comme un poignard que l'on plante en plein coeur. »   Mer 14 Jan - 19:39


(c) Misery Angel ♥

L'aube spirituelle

« Quand chez les débauchés l'aube blanche et vermeille
Entre en société de l'Idéal rongeur,
Par l'opération d'un mystère vengeur
Dans la brute assoupie un ange se réveille.

Des Cieux Spirituels l'inaccessible azur,
Pour l'homme terrassé qui rêve encore et souffre,
S'ouvre et s'enfonce avec l'attirance du gouffre.
Ainsi, chère Déesse, Être lucide et pur,

Sur les débris fumeux des stupides orgies
Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant,
A mes yeux agrandis voltige incessamment.

Le soleil a noirci la flamme des bougies ;
Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil,
Ame resplendissante, à l'immortel soleil ! »

______________________________________________________Charles Baudelaire, Les Fleurs Du Mal.


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MessageSujet: Re: « La douleur est comme un poignard que l'on plante en plein coeur. »   Lun 19 Jan - 20:32



Extrait du Journal de Phoenix W. O'Aiakídês



Découvrez Mylène Farmer!


    Mon Amour,
    Le temps passe. Les souvenirs me manquent. Cela fait maintenant un an que tu me promets de réapparaitre dans ma vie. Et pourtant, tu n'es jamais revenu. J'ai peur. Je ne sais plus quoi faire. J'ai l'impression de me laisser mourir. Je ne parle plus. Je ne mange plus. Je ne fais que penser. Penser à toi tout en pleurant. Parce que tu me manques. Parce que tu étais mon essentiel. Tu m'avais promis que, un jour, nous serions enfin heureux. Loin, loin de ce monde. Ensemble, tous les deux. Pour l'éternité. Je t'avais donné mon cœur, je t'avais promis de rester avec toi jusqu'en Enfer. Mais, maintenant, le doute me vient à l'esprit. Comment devrais-je savoir si, finalement, tu es encore de ce monde ? Tu paraissais si effrayé, à l'idée de me quitter. Personne ne pouvait nous comprendre, ni même Eux. Tu étais la personne que j'attendais depuis si longtemps. Une personne qui pouvait réchauffer et protéger mon cœur. Tu étais cette personne si douce, n'hésitant pas à se battre pour garder ce qu'il aimait. Mon Amour. J'ai peur. Mes yeux crient douleurs. Et ils pleurent. Doucement, mais sûrement, je me laisse tomber dans ce sommeil où je te retrouve chaque nuit. C'est grâce à ces rêves que je vis encore. Car je veux continuer à croire que tu es vivant. Que ce que l'on me dit n'est que mensonges. Prends-moi dans tes bras, murmure-moi les mots d'amour que nous échangions chaque nuit. Par habitude, j'avais l'habitude d'être auprès de toi toutes ces nuits. Te murmurer mes doutes. J'ai peur. S'il te plaît, tue-moi. Tue-moi de ta main, car je n'ai plus rien à perdre. Mais prends-moi une dernière fois dans tes bras, pour que j'écoute cette voix aussi magnifique. La tienne. Pour que mes sentiments disent enfin ce qu'ils ont à dire.



Phoenix.

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Dernière édition par Phoenix W. O'Aiakídês le Jeu 22 Jan - 20:37, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: « La douleur est comme un poignard que l'on plante en plein coeur. »   Mar 20 Jan - 20:58



Quand Tout Recommence ...


    Un an. J'avais changé depuis douze mois. Mon caractère n'était plus le même. Je n'étais plus la jeune fille faible et fragile. Pleurant à n'importe quelle occasion, tout en attendant que son amour revienne. Je n'avais plus aucune nouvelle de Lui. Je l'avais définitivement oublié. Mes sentiments pour Lui s'étaient terminés par du haïssement. Il ne s'était jamais présenté et, pourtant, je savais depuis longtemps qu'il était encore là, quelque part. Seule dans cette salle vide, je restais assise, songeant au passé. Songeant légèrement à Lui. Je rêvais de pouvoir le tuer de ma propre main. Il avait fait souffrir mon cœur. Mes sentiments m'avaient aveuglée. Je lui avais confié mes secrets les plus profonds. Il n'avait jamais été effrayé parce que j'étais réellement. Je n'étais pas humaine, je n'étais qu'un simple lycan qui souffrait depuis l'âge de dix ans. Mes parents m'avaient traitée comme un monstre en m'aimant malgré cela. Lui, m'avait compris dès le début, car lui aussi, n'était pas un humain. C'était le Diable en personne. Au physique si séduisant qu'il ne paraissait pas réel, mais au caractère démoniaque. Je n'avais jamais réussi à le tuer dans mes nuits de folies. Et, maintenant, j'aurai rêvé qu'il se présente ici, pour que je fasse ce que je devais faire.

    Ma vie était si pathétique que, pendant cinq mois, j'avais eu le temps de réfléchir. J'avais décidé d'en finir, puis j'étais tombée dans le coma. J'étais revenue des Enfers, tel un phénix revenu de ses cendres. J'avais été réveillée par un médecin, vérifiant mon état, avec une tasse de café à la main. Ce n'était pas réellement lui qui avait réussi à me réveiller, mais plutôt grâce à ce goût amer de café. A mon réveil, tout était différent. Je sentais comme une partie de moi-même disparaître peu à peu, ainsi, une nouvelle s'installait. J'avais toujours eu raison. J'avais forgé mon caractère comme personne n'avait plus. Me faisant passer pour une jeune fille au cœur de pierre, n'hésitant pas à être blessante. Cette jeune fille qui était renfermée, qui se fichait d'avoir des amis ou non. Et pourtant, certains étaient attirés, sans doute étais-je vraiment trop mystérieuse. Et lorsque des gens me parlaient, je faisais tout pour qu'ils me détestent, tout en leur envoyant une tasse de café brûlante au visage. On me traitait de folle. On sentait que je n'étais pas si humaine que cela. Pourtant, personne n'osait l'avouer. J'étais devenue cette Phoenix qui avait des amis, certes, mais qui n'avait jamais confiance en eux. Cette jeune fille qui souhaitait tuer son ancien bien aimé.

    En ce mois de Mars, je ne pensais jamais entendre ceci. Cette chose qui brisa tout espoir en moi. J'étais toujours assise, toujours plongée dans mes pensés. Mes parents se tenaient devant moi, l'air désolé, mais je savais au plus profond de moi-même qu'ils étaient fières de m'apprendre ceci. Je ne pris pas la peine de me lever. Mon regard neutre, j'avais peur d'entendre ce qu'ils avaient à dire.

    - Phoenix, Tristan est mort.

    La pire chose à laquelle je m'attendais était belle et bien celle-ci. Tristan. L'être que j'avais aimé depuis un an, était mort. J'étais à la fois triste, car je ne pourrais jamais faire ce qu'il me démangeait depuis si longtemps, mais aussi heureuse, pour je ne sais quelle raison. Ce qu'il se produisit fut encore plus incroyable. Je fixais mes parents, j'avais comme une envie de les tuer eux aussi. Mais je fis semblant de sourire. La satisfaction en moi, car jamais, oui, jamais, je ne le reverrais. Je me levai alors, et, en regardant mes parents avec ce sourire d'angélique, je prononçai un simple " D'accord. " Il avait brisé ma vie depuis longtemps, il avait coupé mes ailes. Et maintenant, il était parti, il avait disparu. Il ne me fera plus jamais souffrir, songeai-je.

    Les mois passèrent. Mes parents ne me reconnaissaient plus. Mes amis aussi. Je souhaitais toujours être seule. Seule plongée dans ces bouquins de malheur. J'étais désignée comme la pire garce du collège Poudlard. Une garce, à Serdaigle. Cette maison ne conviendra donc jamais. Comment une personne qui balançait des graines de pigeons dans le visage des gens, ainsi que des tasses brûlantes, pouvait se retrouver dans la maison des intelligents ? J'étais désignée comme la personne la plus cultivée. A vrai dire, je me fichais des rangs que l'on me donnait. J'étais ce que j'étais devenue. J'avais construit au fur et à mesure mon portrait psychologique. Personne ne pouvait me le reprocher. Même Cassandre Betty McAdams, qui me connaissait depuis enfant, qui connaissait mon secret, ne me reconnaissait plus. Étais-je devenue un monstre ? Certes, mais je savais qu'au plus profond de moi, je n'étais pas cette grande sorcière.


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Dernière édition par Phoenix W. O'Aiakídês le Jeu 22 Jan - 20:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « La douleur est comme un poignard que l'on plante en plein coeur. »   Mar 20 Jan - 21:42



Le Retour de Tristan


    Il faisait nuit. Et il pleuvait. Je n'arrivais pas à dormir. J'étais entourée de ces rideaux bleus que je fixais, tout en attendant que mon sommeil ne me prenne. Je ne savais plus quoi faire. Je repensais de nouveau à Lui, comme si je croyais que je l'aimais encore. Mais je ne devais pas et ne pouvais pas, car il était mort. Il était parti de ce monde. Il n'y avait donc que le suicide pour retrouver ce que l'on avait perdu ? J'avais perdu mes moyens. Et s'il était finalement vivant ? Si mes parents ne m'avaient pas dit la vérité ? Après tout, ils ne l'avaient jamais apprécié. J'étais perdue dans mes problèmes. Je décidai de sortir, vers le lac qui paraissait encore plus gelé que d'habitude. L'air avait toujours été pur. J'avais toujours senti que mon âme se purifier. M'habillant doucement, je pris ma baguette et lança un sortilège pour m'éclairer. Le silence régnait. Tout le monde dormait. J'étais seule. Descendant l'escalier de pierre, j'entendis la pluie tomber. Je traversais le château sans me soucier si l'on me voyait ou non. Il était bien plus de trois heures du matin, la plupart devait dormir. Les portes du château étaient fermées et, ne sachant quoi faire, je sortis par les passages secrets que l'on m'avait fait découvrir, il y a quelques années.

    La pluie faisait rage. Le vent soufflait et s'agitait. On aurait pu décrire cette scène comme la fin du monde, c'était comme si un cyclone se préparait. Mais rien ne se produisait. J'avais froid, j'avais peur, mais je luttais. Je luttais, car j'en avais l'habitude. Pendant toute une vie, je luttais. Luttant sans en apprendre les conséquences. Ma vie n'avait été que misère et destruction. Je détruisais tout ce que je touchais. Le froid m'envahissait, mais je marchais. Je me forçais à marcher pour enfin être près du lac. J'admirais les étoiles pour ne plus avoir peur. Elles brillaient si fort que mes yeux avaient mal. Mais ce mal me faisait du bien. Les larmes de mes yeux firent un léger passage sur mon visage. J'aperçus au loin le lac, autour de ses arbres gigantesques. J'accélérais de nouveau le pas. J'étais trempée de la tête au pieds. Peut-être serais-je malade par ma faute, peut-être serais-je renvoyée si l'on me voyait. Rien ne m'importait plus.


    Posée sur cette pierre, sa main sur son cœur, ses jambes dans l'eau gelée, elle attendait. Sa tristesse se montrait. Admirant les étoiles, elle songeait. Elle songeait à tout ce qu'elle pouvait. Oublier ces choses. En découvrir d'autres. La vie est une perte de temps, disait-elle. La vie est un cadeau, disait-elle. A quoi bon, elle avait tout perdu. Son amour, son âme, sa raison, même sa personnalité. Au plus profond de son cœur, elle savait qu'elle n'aimait pas être ce qu'elle était. Elle savait qu'elle donnerait tout pour retourner dans le passé. Pour revivre ce qu'elle avait eu. Pour revoir ce caractère qu'elle avait toujours apprécié, alors qu'elle ne l'avouait pas. Elle était le contraire, aujourd'hui. Demain, serait-elle toujours cette méchante, ou bien retournerait-elle dans le chemin de la raison ? Elle croyait toujours avoir raison. Avoir tord n'était pas de son vocabulaire, disait-elle.


    Mes yeux se fermèrent et je commençai à imaginer un monde meilleur. J'avais envie de partir. Voler loin d'ici. Me retrouver seule, dans une montage si haute que l'on apercevrait nettement le soleil. Je veux étouffer de chaleur. Je veux gelée à cause de la glace. Je veux partir pour de bon. Trouver un moyen pour m'évacuer. Je pensais. Je pensais si fort que je ne savais pas ce qu'il se passait en dehors de mes pensées. Étais-je toujours près de ce lac, à me les cailler ? Étais-je toujours la jeune fille qui pensait au passé, sans ne comprendre que le futur serait magnifique, même terrible ? Je fus sortie de mes pensées car je sentis un contact sur ma peau. J'ouvris les yeux. Personne n'était là. Pourtant, je sentais cette chaleur sur ma peau gelée par le temps. Avais-je rêvé, étais-je en dehors de la réalité ? Je me retournai doucement, mon cœur battant si fort que j'avais mal. Terriblement mal. C'était Lui. Il était vivant. Je ne comprenais pas. Il était toujours aussi magnifique. Ses cheveux bruns étaient ébouriffés, comme à son habitude. Ses yeux noirs laissaient voir une lueur rouge. Sa peau était à la fois blanche et foncée. J'avais la même sensation comme autrefois, j'étais en colère. J'avais envie d'être dans ses bras, j'avais envie de le tuer. J'étais si figée que mon sang se glaçait à son tour. Alors il m'embrassa, sans en comprendre les conséquences qu'il y aurait. Je lui rendis son baiser en oubliant pendant quelques secondes à quel point j'avais souffert à cause de lui. J'en oubliais mes frissons, mes peurs, mes sentiments. J'oubliais qu'il faisait froid, que j'embrassais moi-même la personne qui me faisait pleurer la plupart du temps, par sa si longue absence. La vie était courte, mais chaque moment que l'on savourait pouvait nous faire découvrir plusieurs choses. Celle que l'on devrait retenir le plus longtemps, serait de toujours croire à quelque chose dont on est sur le point de perdre.

    Je me dégageais. J'étais remplie de larmes et, tout en me les essuyant avec ses doigts fins, il fit un sourire, comme quand on revenait de loin. Comme quand on revoyait une personne après des années d'absences. J'avais envie de le tuer. Maintenant. Tout de suite. J'étais à présent debout et, en le poussant pour qu'il se retrouve collé à un arbre, je pointais ma baguette devant lui, prête à envoyer le sortilège fatal. Mais je n'y arrivais pas. Je ne voyais presque plus. Il pleuvait de plus en plus. Il faisait de plus en plus froid. Le vent soufflait que je croyais m'envoler. Tristan ne bougeait pas. Il ne fermait pas les yeux. Il ne m'implorait pas. Il avait connu la mort depuis longtemps. Ses yeux me fixaient. Pleurant alors que mes larmes ne se voyaient plus, je fermais moi-même les yeux. Et en une fraction de secondes, il se retrouva si prêt de moi que ma respiration se faisait petite.

    - Je n'ai pas choisi de partir. Je t'en pris..E-Ecoute moi !

    Sa voix était douce et merveilleuse. J'avais chaud alors qu'il faisait froid. J'étais trempée, non par la pluie, mais par les sueurs qui coulaient le long de mon visage. J'avais envie de l'écouter. J'avais envie de l'embrasser. J'avais envie de le tuer. Et de me tuer par la suite. Sans ne comprendre pourquoi, je lança ma baguette n'importe où et me jeta vers lui. Tout en déposant des baisers sur son front, sur ses lèvres, il commença à suivre le rythme. Nos corps s'effleuraient. J'avais peur, mais je l'aimais. Je l'aimais encore plus que d'habitude. Je m'offrais à lui, alors qu'il m'avait achetée. Pendant le reste de la nuit, nous échangeâmes des baisers et des caresses.


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MessageSujet: Re: « La douleur est comme un poignard que l'on plante en plein coeur. »   Jeu 22 Jan - 21:17



Est-ce que tu m'aimes ?


- Non, Phoe', reste ! Tu vas te perdre avec ce gars ! Il n'est pas .. bien. Reste, je t'en prie !

J'aurai dû l'écouter. C'était de ma faute. Sa voix résonne dans ma tête. Cassandre .. Par ma faute, tu t'es retrouvée dans cette infirmerie, couverte de blessures que l'on pouvait à peine soigner. J'étais dans le dortoir, en train de me préparer, je séchais à moitié les cours pour me retrouver seule avec Tristan. Il était presque treize heures et, m'apprêtant à partir, Cassandre s'était mise devant moi, me barrant le chemin. Elle m'avait lâché ça comme ça, comme si cela n'avait aucune importance. Mais ce qu'elle venait de dire sur mon amour pour Tristan me faisait mal au cœur. J'avais envie de la frapper, de faire ou non, une bouillie de sang. J'avais changé. Oui, j'avais beau changé, je n'étais plus la personne qui lançait du café aux gens. Non. J'étais pire. Depuis qu'Il était réapparu dans ma vie, j'étais comme sous son emprise. J'étais de nouveau son pion sur la table d'échec. J'étais aveuglée par mon amour. Mais je ne disais rien. Je me contentais de vivre. Comme une personne normale. Mes yeux croisèrent ceux de Cassandre. Je la regardais d'un regard sombre. Elle ne me reconnaissait plus. Depuis plusieurs semaines, elle et moi n'étions plus aussi proches qu'il y a plusieurs années. Je l'avais abandonnée, ne pensant qu'à mon besoin et non ceux des autres.

Elle ne me comprenait pas. J'étais amoureuse. Amoureuse depuis si longtemps. Je l'avais cru mort, mais il était bel et bien vivant. J'avais pleuré pour lui pendant si longtemps que je ne pensais qu'à être auprès de lui. Savourer chaque moment avec lui. Peu importe si j'étais manipulée, mes sentiments étaient peut-être mis en jeu, je l'aimais. Je l'aimais à en mourir et personne ne pouvait comprendre cela. Un amour impossible entre un lycan et le mal incarné, qui paraissait aussi doux qu'un agneau. J'avais beau la regarder, je ne prononçais aucun mot. Je n'en avais pas la force et ne souhaitait pas parler. J'avais simplement envie de partir, la laissant là, seule, entourée de ces bouquins sur son lit. L'étude ne m'intéressait plus. Je ne faisais plus rien, les professeurs l'avaient peut-être remarqué, mais ne disaient rien. J'avais beau continuer ce petit jeu, j'avais beau faire croire aux professeurs que j'étais malade, j'avais beau demander que mes amis racontent des bobards pour justifier mes absences. A vrai dire, j'en avais marre de me cacher avec Tristan. Il n'était plus porté mort, mais recherché. Je traversais la porte du dortoir, puis, partis vers la forêt interdite. Il n'y avait personne, ils étaient tous dans la Grande Salle, ou dans leur salle commune, en train d'attendre que le premier cours de l'après-midi commence. Moi, moi j'étais seule, en train de traverser à grands pas le parc. Il me fallait au moins quinze minutes. Quinze minutes de réfléxions pour ne pas me faire prendre.

C'était une journée où le soleil brillait faiblement. Les nuages étaient presque noirs, cachant presque les rayons du soleil. J'étais dans la forêt interdite, les minutes étaient passées à une vitesse incroyable. Peut-être parce que j'avais hâte d'être auprès de mon amour. Je n'aurai jamais du venir ici, c'était la cause de ma perte, de ma vraie nature. Il m'attendait. Ses cheveux voletant avec le vent. Ses yeux noirs me suivaient du regard. Enfin, il se mit à courir vers moi et me prit dans ses bras. Je l'enlaçais si fort que moi-même, j'en avais mal. Nous ne nous étions pas vus depuis quelques jours, mais cela faisait une éternité, selon moi. J'avais envie de partir avec lui. M'échapper. Partager ma vie avec lui. Lui offrir ce qui était de plus beau au monde. Mais nous n'en avions jamais parlé. J'avais à peine seize ans et puis ... Quel âge avait-il ? Je n'en savais rien. Pour tout avouer, je ne savais rien de lui. Je savais simplement qu'il était magnifique, doux, agréable. Qu'il se nommait, d'après ce que l'on disait, Tristan, mais je savais qu'il cachait quelque chose. La seule chose que je ne pouvais pas justifier, c'était mon amour propre pour lui. Car il était inexplicable de le faire. Il était tombé, là, sous ma main, à porter de ma vue. Nous nous étions tendus la main et l'amour était né. Né d'une ascension et un amour impossible.

Je l'embrassais pendant de longues secondes et l'enlaça toujours autant. J'étais si bien avec lui, malgré le peu de paroles que nous échangions, je me sentais protégée. Mais était-il vraiment en état de me protéger ? Il paraissait fatiguer, sa voix était sombre, mais miraculeusement agréable.

u.c

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