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 Anja Mikhaïlovitch _ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

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Anja Mikhaïlovitch

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MessageSujet: Anja Mikhaïlovitch _ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?   Sam 17 Jan - 15:59

« JE JURE SOLENNELLEMENT ... »










Anastasia Ielizaveta Mikhaïlovitch...
Анастасия Елизавета Михайлович
Aurore DeRochelle


Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Par goût de désespoir
Car tout glissait sur lui
Une chauve-souris
Aimait un parapluie

Elle marchait au radar
Le sommeil l'avait fuie
Elle voulait s'mettre à boire
Se jeter au fond d'un puits
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit

Puis le grand accessoire
Se mit à voyager
Dans son bel habit noir
Son habit noir de jais ...


Paroles de Thomas Fersen "Une chauve-souris"


Dernière édition par Anja Mikhaïlovitch le Mer 21 Jan - 22:35, édité 8 fois
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Anja Mikhaïlovitch

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MessageSujet: Re: Anja Mikhaïlovitch _ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?   Sam 17 Jan - 15:59

« ... DE NE DIRE QUE LA VÉRITÉ, ME CONCERNANT. »

La vérité c'est qu'il n'y a pas de vérité (y compris celle-ci).



    Mon Nom, Mes Prénoms : Anastasia Aurore Ielizaveta Mikhaïlovitch DeRochelle. On y reconnaît non seulement deux femmes de pouvoir -une starine et une impératrice- mais également un nom de famille russe répandu. Bien sûr, le commun des mortels n'y voit jamais qu'un nom imprononcable, si bien que la plupart de ses proches préfèrent se militer à l'apeller "Anja", professeurs y compris. Lorsqu'elle était en France, elle avait adoptée une variante plus prononçable de son "Aurore De Rochelle", mais bien évidemment, puisqu'elle s'embête à parler anglais il n'y aucune raison pour qu'on ne s'embête pas à prononcer son nom! A noter qu'elle aurait aimé pousser le vice jusqu'à le faire inscrire en caractère cyrilliques sur le registre d'appel mais cette petite coquetterie ne lui a pas été accordée.

    Mon Âge, Mon Année à Poudlard : 16 ans, sixième année. A la fin de sa quatrième année, lorsqu'elle quittait BeauxBâtons, elle a été placée à Poudlard dans l'année correspondant à son âge.

    Ma Nationalité : Originaire de la froide Russie, Anastasia a passées quelques années en France, dans l'école de Sorcellerie de Beauxbâtons.. Sur certains domaines, ses connaissances maiques varient beaucoup des normes de Poudlard, ce qui explique que ses notes jouent quelquefois aux montagnes russes. Du reste, comme elle a d'abord appris le français, elle fait encore de nombreuses fautes d'anglais, tant sur ses copies qu'à l'oral. Son accent est bien évidemment très prononcé, elle roule les r et a du mal à prononcer certaies syllabes.

    Je suis Né(e) à Saint-Pétersbourg Le : 30 décembre 1992

    Mes Orientations Sexuelles : Même si les couples homosexuels ne la dérangent pas, elle préfère les beaux garçons.

    Je suis Né(e) de Parents (Moldus, Purs, Mêlés) : Sang pur, troisième génération connue. Les Mikhaïlovtch, la famille de son père, consituent une importante famille moldue qui s'était faite discrète et réfugiée dans le monde magique pour échapper aux derniers changements politiques russes. Quand au côté maternel, lui aussi omniprésent dans la vie de la jeune femme, il prend ses racines en France, au temps où la Cour du pays polaire parle alors français. La famille française de la jeune femme se serait rendue une fois en Russie, sous le règne d'Elisabeth I° (ce qui semble expliquer le second prénom d'Anastasia, le premier étant déjà celui d'une tsarine russe) pour y conclure un mariage politique avec une famille russe. Pour des raisons obscures, si toutefois cette histoire est fondée, le mariage n'aura pas lieu et c'est un mariage d'amour qui aura finalement unis les DeRochelle aux Mikhaïlovitch. Entretemps bien sûr, les archives russes prouvant que le sang sorcier des Mikhaïlovitch était parfaitement pur on été détruites et ne remontent plus qu'à la troisième génération connue, c'est à dire les grands-parents de notre jeune sorcière. Un état de fait qui semble arranger tout le monde puisqu'il était possible que les DeRochelle aient également dissimulées quelques informations sur d'éventuels cracmols dans leur sang. Au final, on se demande comment les parents d'Anja n'ont pas eue la folie des grandeurs.

    Je suis de Race (Humaine, Lycans, Vampires) : Humaine, animagus mouette. Depuis longtemps, les De Rochelle comme les Mikhaïlovitch sont connues pour être des familles dont les rejetons possèdent généralement un don. Le don d'Anja ne s'est manifesté que très tardivement, et bien que sa famille se soit attendue à un animal un rien plus glorieux, ils ont fini par s'habituer à l'idée d'avoir un volatile braillard dans leurs rangs. De toute manière, au vu du rire de la jeune fille ils s'étaient déjà attendus au pire. Le pire, c'eût été si elle avait été un Cracmol. Pas pour son entourage proche bien sûr, ses parents et ses frères et soeurs ne s'en seraient pas souciés.

    J'aimerais aller à (Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle, Serpentard) :
    Anja s'intéresse très peu à cet esprit de compétition entre les maisons, de même qu'à la façon dont le Choixpeau décide. Elle n'hésite pas à entretenir des amitiés en dehors des maisons, quelque soit la rivalité entre les deux maisons. Mais puisque de manière générale elle n'a que très peu d'ennemis, cela ne lui pose pas de problèes pour s'intégrer. S'il lui fallait choisir une maison, ce serait sans doute Gryffondor ou Poufsouffle, dont elle apprécie l'état d'esprit.




« ... DE RÉPONDRE A N'IMPORTE QUOI. »




    Ma Baguette : 29,6 centimètres, plutôt rigide mais pas cassante. Composée d'Aubépine {symbole de la pureté} et de Sorbier {symbole de la vie} et d'une plume que l'on suppose de Phoenix ou de Vivet.
    C'est finalement une baguette trouvée par hasard chez Gregorovitch, un peu tordue, non sans avoir d'abord tenté chez Mr Ollivander. Idéale pour les sorts curatifs, la baguette a parfois des effets imprévisibles lorsque sa propriétaire cherche à lancer un sort offensif. La plupart du temps, Anja la garde dans son sac à main.
    Mon Patronus : Là où d'autres préfèrent de majestueuses créatures, c'est un l'animal de compagnie des Mikhaïlovitch qui réussit à faire fuir les peurs d'Anja. Il semble être la réplique parfaite de Laïka, une adorable et imposante husky, aux yeux vairons marron et bleu. Ce qu'il y a de paradoxal, c'est que c'est un chien noir et blanc qui fait fuir l'épouvantard d'une passionnée de fourrures de dalmatiens.
    Mes Matières Favorites : Le vol sur balai est bien évidemment la matière préférée d'Anastasia qui la rapproche de son Animagus. S'il y a bien une matière dans laquelle elle excelle, c'est bien celle-là. Malgré tout, elle garde une mauvaise appréciation des distances et quelques secondes d'innatention peuvent lui suffire à se mettre dans des situations très périlleuses. Le reste des cours lui est indifférent. De toute manière, elle n'aime pas faire un choix ou émettre un avis/jugement de valeur. Par contre, les cours de divination lui déplaisent fortement, tous comme ceux de Défense qui impliqueraient un Epouvantard.
    Ma Plus Grande Peur ici : C'est l'échéance, la date butoir de fin d'études que les autres attendent qui effraie Anja. D'ici un peu moins de deux ans, elle sait qu'elle se retrouvera seule et sans doute séparée de sa famille. Jusque là, elle a toujours vécu en communauté (famille nombreuse, pensionnat de sorcellerie...) et la perpective de s'installer seule trouble son sommeil.
    Mon Animal de Compagnie : Elle n'en a pas, ou tout du moins, il ne correspondent pas à ceux attendus à Poudlard ou BeauxBâtons. A Saint-Pétersbourg, ce sont sept huskys (une portée inntendue de cinq chiots dont ils n'ont pas pu se séparer). Pour communiquer, ils utilisent des goélands et non des hiboux comme les autres familles sorcières (du moins pour la branche familiale Russe). En effet, les rares chouettes qui parvenaient à destination, après un long et périlleux trajet, ne supportaient pas longtemps la rigueur des températures.
    La Forme de mon Épouvantard : Un personnalité si enfantine méritait un épouvantard à sa hauteur! C'est donc une femme blafarde, rachitique et vêtue d'un long manteau de fourrure qui apparaît lorsque l'épouvantard d'Anja se manifeste. Il s'agit bien évidemment de Cruella d'Enfer, qui n'apparaît pas en chair et en os mais tel que le personnage de dessin animé. La dernière fois qu'Anja a vu son épouvantard, c'était lorsque David, venu passer quelques jours en Russie, avait suggére l'idée de regarder la cassettes des 101 dalmatiens. Après avoir manqué de lui broyer la main en la serrant trop fort et avoir mis deux ans avant d'être en mesure de prononcer "Ridikkulus", il est indéniable que l'épouvantard d'Anja est bien plus effrayant pour elle que pour n'importe quel vampire, loup-garou ou autre créature surnaturelle mais réelle.




    De mon physique : Plutôt jolie, la russe se passe de complexes. Des jolis cheveux châtains, aux reflets enflammés, et des yeux bleus mettent en valeur son visage fin quoique banal sont les principales carastéristiques de son physique. Penchons-nous un peu sur ce visage ovale et délicat, au maintien altier qui rapellerait quelque chose de la princesse dont elle porte le prénom si l'histoire n'avait pas été autrement. Coquette, Anja aime mettre du maquillage, léger mais efficace. Ainsi, un trait de crayon souligne ses yeux et accentue la naïveté qu'on lit déjà facilement dans ces prunelles bleutées tandis qu'une couche de gloss, très légère, fait remarquer la forme de ses lèvres légèrement pulpeuses. Son visage est entourée d'une cascade de boucles auburn, rarement attachés. Peut-être est-ce une sorte d'instinct, propre à son animagus, mais la perspective d'être enfermée d'une manière ou d'une autre la rend malade. Si bien qu'en général, elle passe de nombreuses minutes en fin de journée à tâcher d'enlever les noeufs de sa précieuse chevelure. Les rares fois où vous verrez ses cheveux attachés, c'est lorsqu'elle se décide à faire un chignon, très formel qui lui donnerait deux ans de plus si son maquillage et sa silhouette élancée ne s'en chargeaient déjà.
    Malgré tout, elle est assez petite et n'hésite pas à mettre des talons, y compris sous sa robe de sorcière. Ce que l'on ne soupçonne pourtant pas, devant cette silhouette fluette mais déjà adulte, c'est la force d'Anja. Difficile de croire que dans ces bras fins, qui deviennent une paire d'ailes immaculée, il y ait de quoi repousser efficacement un cognard. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Anja n'avait pas volée sa place de Batteuse remplaçante dans l'équipe de Quidditch de BeauxBâtons. Ses frères lui ont également appris à se battre, ce qui se revèlerait intéressant si la magie ne lui servait pas déjà à se défendre.
    A noter que pour conserver sa silhouette toute en courbes gracieuses, Anja s'est habituée à faire quelques concessions. Hélas pour elle, elle ne fait pas partie de ces vénustés qui peuvent se permettre de manger tout et n'importe quoi sans prendre un gramme. Oh, par chance, elle est naturellement élancée mais une alimentation trop grasse a vite raison de son tour de taille fin. Ce n'est pas un hasard si, au cas où, elle garde quelques corsets dans sa garde-robe. Son style vestimentaire et d'ailleurs très féminin, sans être vulgaire bien sûr. Petites robes qu'elle porte sur des jeans ou des leggings, accessoires en tout genre et à la pointe de la mode (Moldue, les grandes capes, très peu pour elle).


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MessageSujet: Re: Anja Mikhaïlovitch _ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?   Sam 17 Jan - 16:00

« ... DE NE RIEN CACHER PAR RAPPORT A CE QUE L'ON VOIT EN MOI. »





    Mes Qualités, Mes Défauts : Anja n'est pas de ces personnes mystérieuses qui cachent un lourd secret. Très peu pour elle, le mutisme, la froideur qui disparaît au fil du temps... Du duo héros/acolyte, elle est sans aucune hésitation l'acolyte, celui qui se place volontairement dans l'ombre du héros par dévouement, loyauté et surtout admiration. Mais aussi par besoin irrationnel de ne pas se fondre dans la masse. De ne pas être une élève comme une autre, qui reste dans son coin avec deux ou trois camarades. Non, Anja veut exister, vivre.
    Pas question de rester dans l'ombre et le silence, il y a si peu de vérités qui ne valent pas la peine d'être dites! Lorsque la jeune femme a un conte à régler, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne s'embarrasse pas de rumeurs et autres médisances. En dépit de son apparence fragile et de sa french manucure, la russe n'hésite pas à donner un bon coup de poing à qui le mérite, parmi les élèves bien évidemment car elle n'oserait pas lever la main sur un adulte. N'allez pour autant pas croire qu'elle s'énerve pour un rien. Profondément naïve et gentille (un régal pour manipulateurs en herbe), elle accorde facilement sa confiance ou une deuxième chance. Seulement, il y a des sujets sur lesquels il ne faut pas la provoquer. Sa famille et ses amis sont deux moyens de la faire sortir de ses gonds. La dernière personne à avoir tenté s'est vue offrir une opération de chirurgie esthétique : au programme, comment arranger la disparition de trois dents et une lèvre tuméfiée?
    Mais en dehors de ses rares accès de violence, Anja est une jeune femme on ne peut plus attachante. Elle noue facilement le contact et n'hésite pas à donner un coup de main lorsqu'on lui demande. Bien sûr, naïve mais pas tout à fait stupide, il est inutile d'espérer recopier sur elle un devoir, à moins de faire partie de son cercle d'amis/frères et soeurs en qui elle voue une confiance aveugle. En dépit de la maturité dont elle peut faire preuve, la sorcière possède un caractère plutôt puéril. Pas de caprices pour elle, elle a toujours été une enfant sage. Mais plutôt des lubies, une façon de voir les choses qu'on n'attend pas. Une vision naïve du monde, proche des dessins animés qu'elle griffone à longueur de temps.
    Evidemment, le caractère d'Anja ne serait pas complet sans une autre facette de sa personnalité, devant laquelle beaucoup de gens passent sans s'en rendre compte, trop habitués à la jeune femme populaire et pleine d'entrain. Mais non, décidément, Anja n'est pas de ces gens à double personnalité. A moins de s'en prendre à ses proches, éliminez toute idée de Mister Hyde dans son caractère. En revanche, gardez cette facette possessive de sa personnalité, angoissée dès qu'un de ses proches lui fait la tête, pour quelque broutille que ce soit. Por Anja, la famille est la chose la plus importante qui soit.



    Mes loisirs, mes hobbies : En dehors de sa famille tant aimée, la jeune femme a une passion pour les dessins animés Moldus. Les personnages colorés la fascine, et ce n'est pas un hasard si elle dessinne régulièrement des petits animaux ou personnages sur les bouts de papier qui tombent entre ses mains. En sorcière moderne, Anja se sert de beaucoup d'appareils électroniques Moldus. Très affective, elle aime garder des photos de ses proches à portée de main, pour le cas où elle ne pourrait pas les filmer comme elle le souhaite avec son caméscope. D'ailleurs, en dehors des cours et du temps qu'elle passe endormie (encore que...), l'objet semble vissé à son avant-bras droit. Depuis quelques années, elle s'essaie à la cuisine. Ses plats sont généralement tout juste comestibles, mais ses proches font tout de même l'effort de goûter, mettant ainsi leur vie en péril. Mais les plats d'Anja n'ont jamais tuées que des mouches naïves ou des plantes vertes.

    Mes peurs, mes angoisses : Si sa forme animagus lui permet d'éviter les frayeurs communes aux jeunes filles de son âge (araignées et autres insectes), et bien qu'elle aime les souris, Anja a une peur bleue de certains animaux. Les serpents. Mais ce qu'il y a d'amusant dans tout ça, c'est qu'elle ne supporte pourtant pas qu'on touche à un animal.
    Rémiscience animale, elle a également peur de l'orage et s'empresse de rentrer au château dès les premiers coups de tonnerre.
    Mais avant tout, c'est la peur de perdre un de ses proches qui la hante. Contrairement à beaucoup d'adolescents, elle s'entend à merveille avec ses parents et leur obéit sans discuter. Bien évidemment, par réciprocité, il faut avouer que ses parents lui concèdent beaucoup de choses. C'est un bel équilibre d'obéissance et d'ouverture d'esprit, soudé par beaucoup d'affection qui existe entre elle et ses géniteurs.

    Ma famille chérie : La fratrie Mikhaïlovitch est particulièrement impressionnante.
    Vassili, l'aîné, 22 ans. Employé au ministère de la magie, il fait son possible pour prendre ses vacances en même temps que ses frères et sœurs. En l'absence des parents, c'est lui qui a une totale autorité, les autres lui obéissent sans pinailler. Très protecteur, il ne voit pas d'un bon œil que des garçons tournent autour de ses petites sœurs Anja et Mélina. Aussi, il échafaude pas mal de plans pour éloigner tout prétendant malintentionné. Malgré son autorité, Vassili reste un Mikhaïlovitch : comprenez qu'il fonce dans les ennuis tête baissée.
    Dmitri et Filip, 17 ans. En septième année à Poudlard, les jumeaux forment un duo étonnant. C'est à qui aura l'idée la plus tordue. Naturellement, c'est Anja qui compte les points... et les parents qui grimacent en recevant du courrier de Poudlard. Pour autant, ce ne soit pas des rebelles ravageurs. Ils restent deux jeunes hommes bien éduqués, aux résultats brillants... c'est juste qu'ils manquent totalement de notion du risque et du bon sens. Quand Dmitri s'apprête à faire une sottise, Filip n'attend pas et la commet. Au final, et puisqu'il est impossible de les différencier, ils finissent toujours punis tous les deux. Mais pas de panique, s'ille faut le reste de la famille à Poudlard vient aider lors de la punition.
    Nikholaï, 16 ans. Deux jumeaux de suite, il aurait fallu le faire! Malheureusement et Anastasia sont de faux jumeaux. Mais cela ne les empêche pas de bien s'entendre. Ce qui est assez ironique, c'est qu'ils passent peu de temps ensemble, bien moins qu'avec le reste de la famille. Plus calme que sa sœur, Nikholaï préfère de loin lire un livre ou jouer du piano plutôt que les fréquentes batailles de boules de neige des vacances d'hiver. Lorsqu'elle se décide enfin à être plus calme, il laisse sans broncher Anja se blottir contre lui et dessiner ces petits personnages qu'elle griffonne partout. Une relation fusionnelle qui se passe de paroles.
    Milena, presque 15 ans. La deuxième fille dans toute cette fratrie masculine, c'est cette charmante blonde, si discrète en comparaison de ses aînés. Etant la petite dernière, il est normal que ces frères et sa sœur la protègent... ce qu'il y avait de plus désagréable dans cette gentille intention, c'est que lorsqu'elle souhaite faire quelque chose qui ne plaît pas à sa famille, elle peut être sûre de tous les avoir sur le dos. Même les chiens!



Dernière édition par Anja Mikhaïlovitch le Mer 21 Jan - 22:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Anja Mikhaïlovitch _ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?   Sam 17 Jan - 16:00





« Je crois que ma famille a trempé dans pas mal d’affaires assez louches. La branche maternelle ne me semble pas incriminée. En fait, tout vient de la famille de Papa. C’est seulement à Beauxbâtons que j’ai commencé à me rendre compte de ce qui se passait autour de moi. En Russie, personne ne me posait beaucoup de questions sur le métier de mes parents. Je comprends mieux pourquoi.
Ma maman a un boulot presque normal. Elle travaille pour un magazine féminin et signe une série de romans à succès pour adolescentes. Pas extraordinaire, mais c’est un boulot honnête. J’en voudrais autant pour Papa et Grand-père. Et tous ceux qui marchent dans leurs combines.
C’est maintenant que j’y repense que tout semble brusquement clair. La protection dont ma famille a toujours bénéficié. La présence de gardes autour du domaine de mon grand-père. Armés. Et bien sûr, tout ce qui allait avec. Les hommes de main qui ont fait partie intégrante de notre vie, à mes frères, Mélina et moi. Ils venaient nous chercher à la sortie de l’école, privée évidemment.
Aussi, des activités illégales expliqueraient la magnifique maison que Papa a pu faire construire ici, à Saint-Pétersbourg. Où aurait-il trouvé l’argent si ce n’est de manière illégale ? Je sais bien que tous les gouvernements sont corrompus, à des degrés différents, mais me dire que ce sont les personnes de ma famille qui tirent les ficelles me mets mal à l’aise. »



« J’estimes avoir réussi ma vie. J’ai eu quatre enfants, trois garçons et une fille. L’un d’entre eux m’a été ôté par une Famille rivale. Je l’ai vengé. Par la suite, je n’ai plus touché aux autres Familles mafieuses comme elles ont épargnée la mienne.
Mes hommes de main m’appellent Capo. Comme pour les ritals. Mes enfants m’appellent Papa et j’ai le bonheur d’entendre « Grand-père » de la bouche de mes petits-enfants. J’ai onze petits enfants. C’est mon fils Liev qui a eue la famille la plus nombreuse. J’aurais au contraire cru qu’il préfèrerait la solitude. Les hommes de sa trempe ne peuvent pas courir après l’argent ou l’amour. Il aura choisi les deux.
Je suis moi-même sorcier, mais il y a des décennies que j’ai préférées les armes à feu à la magie. Je ne parviens pas à mélanger ces deux concepts : le sang qu’il est nécessaire de verser et l’éducation que j’aie reçue à Poudlard. Mon fils Liev, comme mes autres enfants qui sont tous de sang pur ont été dans les écoles de magie les plus prestigieuses d’Europe. Lors d’un tournoi il me semble, Liev est tombé éperdument amoureux d’une jeune fille de Beauxbâtons. Il venait d’obtenir sa majorité et comptait bien la demander en mariage. Je l’ai fait patienter encore un peu, je tenais à la rencontrer. Il n’a pas protesté, bien au contraire. Ma bénédiction était la plus rassurante qu’il aurait pu recevoir.
Elle m’a tout de suite plu. Sans doute était-ce la joie que j’ai pu lire sur le visage de Liev qui m’a motivé. Sa famille était également l’une des grandes familles de ce monde. En toute honnêteté. De l’argent, des intérêts politiques. Une vieille famille aristocrate qui avait su profiter de sa popularité. Ma Famille a obtenu son argent d’une manière plus sale, mais il est gagné à la sueur de notre front depuis des années. Qu’importe s’il est tâché de sang. Le sang, ça ne coûte pas cher. »

« Un homme qui ne se consacre pas à sa famille n’est pas heureux. Pour ma part, j’ai tout fait pour ma Famille. C’est une notion très forte que je tiens de mon père et je l’ai inculquée à mes enfants. Lorsque je suis sorti de Poudlard, fiancé, j’ai repris les affaires de mon père. Oh, reprendre est un mot prestigieux. C’est toujours lui qui prend les décisions, qui rencontre les chefs des autres familles. Moi, je ne suis que son traducteur lorsqu’il en faut un, son premier homme de main lorsqu’il a une affaire privée à régler. Je suis son bras droit, j’aurais du mal à ne pas en être fier.
Il y a maintenant vingt ans, Fiodor, ami de feu mon frère et protégé de mon père a été assassiné. La Famille Mikhaïlovitch se venge toujours. J’ai tenté de préserver mes enfants de ces préceptes. Jusque là, j’ai l’impression d’y être parvenu.
Quand on tue un protégé de mon père, quoi que l’on soit, il faut s’attendre à des représailles. La mort la plus douce dans ces cas-là, c’est encore le suicide. Sang pour sang, nous sommes entrés en guerre des rues avec la famille moscovite concernée. Dieu merci, ma femme était rentrée en France, dans sa famille qui n’avait d’ailleurs osé formuler aucune critique sur nos façons d’agir. Je crois que mon père avait rencontré le patriarche des De Rochelle. Rien qu’une fois. Mais les rencontres de Papa, du Capo, ont un poids énorme dans une vie. »



« Ma belle-famille a tout pour être effrayante. Je la vois plus comme un clan que comme une famille. Une mafia parfaitement organisée où j’avais peur de ne pas trouver ma place. Mais il faut croire que mon beau-père est un homme on ne peut plus organisé. La dévotion que ses hommes de main lui portent m’a mise affreusement mal à l’aise lorsque Liev m’a présentée à sa famille.
Pourtant, il n’y a rien à craindre du Patriarche, du Capo. Liev et moi avons eu un fils. Vassili. Pour mon homme, j’étais venue habiter en Russie et j’étais un peu perdue. La Famille s’est chargée de moi. Il y a une solidarité que je n’aurais pas cru trouver entre tous ces mafieux. Mais comme une famille, ses membres se protègent les uns les autres.
Quelques années après, Liev et moi avons eu deux fils. Nous avions tous deux dans l’idée de fonder une grande famille, lui sans doute très influencé par la tradition familiale et moi-même qui rêvait que mes enfants ne ressentent pas la solitude d’être enfant unique.
Pour autant, il était hors de question que mes enfants aient quelque chose à voir avec les combines de mon beau-père. Blanchiment d’argent, jeux de hasard, trafic d’armes n’étaient que les domaines les plus avouables de « L’empire Mikhaïlovitch ».
Le Capo a respecté mon choix. Il ne mélange pas les enfants au business. Mais il m’a fait clairement comprendre que s’ils manifestaient l’envie de le rejoindre, les portes leurs seraient grandes ouvertes. De même, il voulait qu’ils soient en mesure de se défendre d’eux-mêmes. Ce qui signifiait non seulement art martial mais aussi maniement d’armes. On ne refuse rien au Capo. »


« Ma petite-fille Anastasia a toujours tenue une place spéciale dans mon cœur. Peut-être parce qu’elle était le sosie de ma jeune sœur, Dieu garde son âme, dont elle porte le prénom. Peut-être aussi parce qu’en dépit de l’univers dans lequel je regrette quelquefois d’avoir plongé mes petits enfants, elle semblait parfaitement épanouie.
J’ai longtemps eu peur que mes petits-enfants ne tournent mal. Je savais la vivacité d’esprit de Liev, les petites dépressions qu’il avait eues et j’avais peur que ce poids si lourd, deux familles sorcières puissantes et des liens très forts avec la Mafia Rouge ne les rende marginaux. Pour autant, Nastia a un fort caractère.
Comme je l’ai voulu, elle a été envoyée dans une école privée avant de faire ses études de magie. C’est ce que j’appréhendais le plus. Mon business est peut-être étendu sur le monde Moldu comme Magique, j’ai moins d’influence là-bas. Mais puisque Anja ne semblait pas avoir de prédispositions pour la magie, je pensais que tout irait bien. Je me voyais déjà lui apprendre les ficelles du métier. Comme son père, elle est capable de voir les choses sous un autre angle miraculeusement salvateur. J’étais persuadé que lorsqu’elle serait prête, dans dix, vingt, trente ans, elle prendrait ma place à la tête de la Famille Mikhaïlovitch.
Elle est encore naïve, je ne l’ignore pas. Et le premier venu qui essaierait de briser cette innocence serait exécuté par Boris, l’un de mes plus fidèles hommes de main. Qu’il soit dans le monde magique ou Moldu. Qu’on touche à mes petits-enfants me paraîtrait inimaginable. S’il s’agit de faire du mal à Anouchka, je n’ai plus de mots pour décrire ma vengeance . »



« Lorsque j’ai envoyée ma fille aînée à Beauxbâtons, selon la demande de mon épouse, Anja parlait couramment le français. Mais son niveau d’anglais était assez abominable. Pour autant, l’anglais est une langue bien moins difficile, et elle connaissait on ne peut mieux les l’alphabet romain utilisé par la plupart des autres pays d’Europe.
Mais en dehors de ces difficultés grammaticales, Nastia n’a cessé de me rendre fier. Mon père et son oncle sont exactement de cet avis. J’avoue aussi, non sans fierté, que mes enfants sont tous épanouis. Ils ont brillamment finies leurs études ou les continuent avec d’excellents résultats. Je veux que mes enfants puissent choisir entre les Affaires familiales et la magie. Mais notre business m’a ôté un frère, et je ne veux pas perdre un de mes enfants.
Ce qu’il y a d’embêtant, dans le métier de mafiosi ou de Capo comme dans le cas de mon père, c’est la paranoïa. Je réponds toujours sans attendre aux lettres de mes enfants pour qu’ils le reçoivent plus vite. Je me montre d’une extrême prudence avec quiconque entre chez moi. Deux ou trois hommes de main restent prêts à intervenir, à l’affût dans une autre pièce. Mes invités sont tout de même fouillés avant d’entrer. Je me souviens lorsqu’Anja avait voulu inviter son correspondant. Le mangeur de choucroute, David. Un brave garçon, ce David.»


«Depuis trois ans, je correspond très régulièrement avec quelques personnes. Famille, rares amis. Parmi eux, il y a surtout David. Pour améliorer le niveau d’anglais de ses élèves, la directrice de Beauxbâtons avait sélectionné les élèves ayant le plus faible niveau, j’arrivais en tête, et selon l’accord passé avec le directeur de Durmstang, nous devions échanger des lettres en anglais, la seule langue que nous étions censés partager avec eux. J’ai hésité à prendre un correspondant russe, pour me faciliter les choses. On nous avait laissé choisir, seulement éclairés d’un nom sur une liste. Mes camarades avaient eu la délicatesse de me laisser décider la première. J’ai choisi le premier nom qui se présentait. Un vrai coup de chance.
David m’est devenu de plus en plus cher. Je n’avais pas le courage d’envoyer une lettre à mes frères sans fondre en larmes, alors que les choses se révélaient ridiculement simples quand je parlais à David. Ses réponses me faisaient toujours chaud au cœur, et j’y répondais dès que possible. Le moment où les hiboux de Beauxbâtons nous livraient le courrier était toujours spécial. J’étais abonnée à un quotidien moldu russe, et j’y trouvée souvent glissée une enveloppe, ornée d’une écriture serrée, un rien brouillonne. J’imagine que pour David, c’était un peu plus simple de me lire. J’ai appris l’alphabet romain avec ces livres pour enfants où il faut repasser les lettres.
Mais le français ou l’anglais sont loin d’être les choses les plus intéressantes que j’ai eu l’occasion d’apprendre. Pour une raison que je n’aie compris que bien plus tard, ma Famille paternelle a toujours tenu à ce que je sois en mesure de me défendre de mes propres moyens. Comme si Pavel, l’homme de main Grand-père qui semble uniquement voué à ma protection dès que je suis à Saint-Pétersbourg n’avait pas suffit. Pavel, je crois qu’il est russe, mais pas vraiment d’origine. Je n’ai jamais osé lui poser la question. Il doit bien faire deux têtes de plus que moi. Pourtant, si on excepte ses yeux d’une couleur trop claire pour être naturelle, c’est exactement le genre de types qui passe inaperçu dans la rue. Si on excepte aussi l’écharpe rouge sang, un petit signe de reconnaissance entre familles. L’écharpe rouge sang, ce sont les Mikhaïlovitch. Je ne connais pas les insignes des autres familles de la Mafia Rouge. Elles se partagent Moscou. Ma famille a le contrôle total sur Saint-Pétersbourg.»
« Je suis vampire depuis une vingtaine d’années. Je ne me souviens pas de ce qui s’est passé avant. Peut-être que le choc de la transformation m’a enlevée la mémoire. Quand je me suis réveillé, j’étais habillé à l’ancienne mode, je ressemblais à un mafieux. D’ailleurs, on m’a pris pour un mafieux. C’était à Moscou. J’ai éliminés de sang-froid les deux hommes qui s’en prenaient à moi en me confondant avec l’homme de main d’une autre famille. C’est alors que le Capo s’est intéressé à moi.
On m’a conduit à Saint-Pétersbourg. J’y ai rencontré Le Capo. Je ne connais pas son vrai nom après vingt ans de bons et loyaux services. Sa belle-fille, la mère d’Anja, était de nouveau enceinte et arrivait bientôt à terme de sa grossesse, naturellement, son mari veillait sur elle et les Mikhaïlovitch avaient besoin d’hommes compétents dans mon genre. Je me suis plié aux règles pour devenir un membre de la famille. Coup de chance, je maîtrise parfaitement mes pulsions de vampire. Pas une seule fois, je n’ai failli au prénom que le Capo m’a donné. Constantin. C’est si joli, comme prénom.
Je suis beaucoup parti à l’étranger sous les ordres du Capo. Comme tous les autres, je lui voue une confiance aveugle. Une arme à la main, j’ai visité divers pays, assassinés des gens et suis toujours revenu à Saint-Pétersbourg lorsqu’on me proposait de m’engager dans une autre fratrie. Les Mikhaïlovitch sont une seconde famille pour moi.
J’ai vu grandir les petits-enfants du Capo. Il m’avait attaché à la protection de sa première petite-fille, Anja. Je ne l’ai plus jamais quittée. »




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Anja Mikhaïlovitch

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MessageSujet: Re: Anja Mikhaïlovitch _ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?   Dim 25 Jan - 3:06





« Comme prévu, je continue de passer quelques jours chez David. Trois seulement, autant dire qu’il me faut en profiter. J’ai eu mes parents au téléphone, ce matin. Constantin reste et me retrouvera à l’aéroport. Ils auront forcé quelqu’un à changer de siège dans l’avion pour que mon dévoué protecteur soit à côté de moi pendant le vol, j’imagine. Le reste du temps bien sur, le russe continuera d’avoir un œil sur moi. Je suis sûr qu’il est planqué dans un immeuble en face, avec une paire de jumelles… je crois que je vais vérifier s’il n’y a pas de point rouge qui apparaisse sur mon correspondant. Mais comment lui faire comprendre qu’il doit s’éloigner des fenêtres ?
Malgré cela, je suis plutôt enchantée du programme de la journée. David a prévue une ballade en rollers dans Berlin, j’ai déjà envie d’y être. D’après ce qu’il m’a expliqué, il a commencé lorsqu’il avait dix ans… il devait être trognon à l’époque. Quoique j’ai beau chercher, je ne trouve que très peu de photos de lui dans l’appartement. Et absolument aucune où il pose avec son frère. Je dois dire que ça m’étonne un peu. Même si je suis souvent de l’autre côté de l’appareil, les photos où je pose sont toujours en compagnie d’un membre de ma famille, ou de Constantin. Alors que là… je ne sais pas, j’ai l’impression que la famille de David est presque éclatée. Son frère et lui se lancent des regards désagréables et son père n’est pas très présent. Je me demande un peu ce que je dois faire dans ce cas-là, moi.
L’autre chose qui perturbe mon séjour, c’est la chaleur étouffante d’Allemagne. Je suis habituée à la neige, moi. Pas à la canicule. D’après ce que m’a dit David, les étés sont rarement aussi chauds. C’était bien ma chance, ça. Je traîne en short et débardeur un peu trop grand. Les vêtements les moins chauds que j’ai, même les fines robes que je porte d’habitude me sont insupportables. Ce matin, David était déjà très amusé et un peu inquiet de me voir appuyée contre le réfrigérateur durant le petit déjeuner. D’autant que j’ai même changé de côté pour le laisser refroidir un peu.
Avec tout ça, j’en ai oublié que je n’avais jamais les pieds sur des rollers de toute ma vie. J’ai déjà essayé le skate-board, avec Filip et Dmitri. Mais les rollers, jamais. David se montre adorable, il me montre d’abord comment freiner en cas d’urgence. Surtout, il me laisse me retenir à son bras. Et comme j’ai déjà failli lui briser la main lorsque nous regardions les 101 dalmatiens hier soir, je trouve ça drôlement courageux de sa part.
- Tu me le dis si je te fais mal.
Mais je sais bien qu’il n’osera jamais. David est trop gentil pour me faire la moindre réflexion, surtout qu’il doit se sentir coupable de se qui s’est passé hier. Ce matin, il m’a laissée dormir pendant qu’il allait porter plainte au commissariat. Sans succès apparemment. Constantin sera déjà passé avant lui. Notre ballade se poursuit tranquillement dans la ville, je m’accroche toujours à la main de David, et même si je le vois légèrement rougir, rosir même, sa main me semble glacée et horriblement sèche. Ou c’est simplement la mienne qui est trop moite ?
Ca doit être le mélange rousse/russe. J’attrapes facilement des coups de soleil, j’ai la peau très pâle. Je demande une pause. J’ai besoin de me frotter un peu les yeux. La lumière m’éblouit, j’ai affreusement chaud. J’ouvre la bouche pour demander à David la bouteille d’eau dans son sac. Mes yeux se ferment, je tombe.

Je me réveille quelques heures plus tard, dans l’appartement de David. Blanc comme un linge, il me regarde et se décrispe enfin en voyant que j’ouvre les yeux.
-Anja ! Ca va ?
Oui bon, il est moins pâle mais toujours aussi angoissé. Qu’est-ce que ce serait si Constantin s’était emmêlé… Parce que bien sûr, si le russe avait agi, il y aurait des traces. Deux balles dans la tête de David, peut-être. Ou un point rouge sur sa poitrine, je m’attends à voir un point rouge, même à travers les stores descendus. J’essaie de rassurer mon pauvre David, qui est aux petits soins avec moi tout le reste de la journée. C’est trop mignon, il s’assoit par terre, les bras qui reposent sur son lit et il vérifie que tout aille bien. A part quand je lui parle, il reste silencieux, je crois même qu’il reste un peu quand je ferme les yeux, pour vérifier que je dors bien. Il est tellement inquiet ! Dans mon sommeil entrecoupé, je vois qu’il reste souvent silencieux dans un coin de chambre, ou dans la pièce d’à côté. Je crois me souvenir qu’à demi-assoupie, je lui aie demandé d’une voix faible un verre d’eau et qu’il est venu me l’apporter sur-le-champ. Ca me fait mal au cœur de le voir si angoissé pour moi. Et encore, s’il connaissait ma famille. »




« - Anastasia Mikhaïlovitch, il se passe quelque chose. »
« - Hein ? »
« Anja… » commence l’une de mes coéquipières de l’équipe de Quidditch, une des passeuses « …il se passe un truc dans ta petite tête, je le vois bien ! »
« -Ben… oui. Je me suis pris un Cognard et… »
« Pas de ça avec moi. Ce n’est pas du à ton maquillage permanent ! »
« Maquillage permanent ? »
« Mais t’es complètement à la masse, aujourd’hui ! Ton coquard, ton truc violacé sur l’œil ! »
« Ah oui… mon coquard. »
Myriam, l’une de mes camarades de chambre s’avance à son tour dans la salle de bains et se place, tout comme nous devant le miroir. Machinalement, je lui fais la bise, mais elle aussi semble remarquer que je ne suis pas dans mon assiette. En tout cas, elle me fixe bizarrement avant de me rendre le fond de teint que je lui avais prêté hier, pour son rendez-vous galant.
« Tiens, ton fond de teint, ma petite poupée russe ! Tu avais raison, ils marchent d’enfer, les Laroche-Posay ! »
« Merci, Myriam. »
« De quoi on parlait, déjà ? »
Zut, il fallait qu’Emma revienne à la charge, tiens !
« Heu… je sais plus. »
« Merde ! On parlait pas de ton œil ou un truc du genre ? »
« … »
« J’y suis ! C’est David ! »
Je réagis au quart de tour, exactement ce qu’elle attendait.
« De quoi, David ? »
« Vous avez rompu, c’est ça ! Oh mais mon poussin, pourquoi tu ne nous en pas parlé ?»
Je mets quelques secondes à comprendre. Rompu ?
« He mais ! Non… on a pas rompu ! Et puis d’abord on était même pas en couple ! »
« Attends, vous vous voyez presque à chaque vacances, il connait la moitié de ta famille, vous vous écrivez et téléphonez tout le temps, mais pour toi, c’est pas ça une relation ? Il te faut quoi d’autre, petite tête de linotte ? D’autant qu’en plus, vous vous tenez parfois la main et qu’il a la délicatesse d’aller dormir sur le canapé comme un con quand tu es en Allemagne pour te laisser sa chambre. Et qui m’a dit qu’il gardait précieusement les lettres dans un tiroir à côté de son lit, hein ? »
« Pour pas les perdre, c’est tout. »
« Attends, Anja …» commence Myriam « T’as trouvé un garçon gentil, mignon comme tout et amoureux de toi, mais tu ne lui écris pas ? C’est quoi, ce délire ? »
« Non mais c’est pas que je ne veux pas lui écrire… »
Emma m’interrompt par un toussotement censé me montrer qu’elle n’est pas dupe.
« C’est toujours un peu flippant une histoire de cœur aussi sérieuse et à longue distance, mon bouchon, mais tu peux nous demander conseil, tu sais ? »
« Je te rappelle que le hiboux est revenu sans lettre ! »
« Je te rappelle qu’il doit avoir peur de te contacter. Un grand timide, j’te dis ! Il attend juste que ce soit toi qui fasse le premier pas.»
« Non ! Mais… mais qu’est-ce que tu fais ? »
Emma a sorti son portable et tapote tranquillement un numéro, le plus innocemment du monde.
« Quelle question ! Je l’appelle, tiens ! Puisque tu ne le fais pas toi-même, je vais lui annoncer la nouvelle. »
« Raccroches immédiatement ! »
« Seulement si tu l’appelles ! »
« Mon portable est cassé, je le portais sur moi lors du match. »
Très détendue, Myriam sort ma carte sim de sa poche, éteint son téléphone et place la carte à l’intérieur. Elle compose mon code pin, qu’elle connait aussi bien que moi et commence à fouiller le répertoire.
« Mais… mais vous êtes de mèche ! »
« Parfaitement, mon bouchon ! Ca sonne !»
Je n’ai pas d’autre choix qu’accepter le portable. Elles auraient vraiment pu me prévenir ! Bon, j’avoue, j’aurais sans doute trouvé un prétexte, mais… mais me faire, c’est vraiment déloyal ! Mes deux coéquipières s’en vont de la salle de bain, victorieuses.
« David… c’est moi… Je ne te déranges pas ?
« Euh… »
Sa voix est bizarre, d’habitude, même fatigué il est un peu plus énergique. Là… je ne sais pas, on dirait qu’il est au bord du gouffre.
« David, est-ce que ça va ? Tu… tu n’as pas l’air bien. Tu as un problème ? »
Je n’ose pas lui demander s’il a besoin d’aide. Comme mon grand-père l’a utilisé, j’ai peur que ce mot l’angoisse d’avantage.
« Noooon, pas de problème.... tu veux quoi ? »
Son ton est trop désinvolte, j’ai l’impression que mon appel est loin d’être bien bienvenu. Il n’a même pas du remarquer que j’étais morte d’inquiétude pour lui. En Allemagne, il est déjà plus tard. Je suppose qu’il était en train de boire avec ses amis, j’ai du le déranger. J’hésite à lui dire que je le rappellerais plus tard. Mais si je raccroche, je vais m’angoisser toute la nuit.
« Je… je voulais te dire que j’étais désolée que… mon grand-père ait absolument voulu te rencontrer et qu’il en ait… un peu rajouté je crois. Et puis, Constantin m’a dit qu’il t’avait fouillé. Je lui avais demandé de ne pas le faire. Je suis désolée.»
« Ouais, c’est cooooool ! »
Je ne comprends pas. Il… il n’écoutait pas ? Je me sens trahie. J’ai déjà eu du mal à prononcer ces quelques mots, je suis au bord des larmes mais ça lui est égal ?
« … Ouais, je vois.»
Je raccroche. Il ne veut pas me parler. Pour l’instant ou pour toujours, c’est pareil. Il ne veut pas de moi, j’ai compris, c’est bon. Je ressors de la salle de bains les yeux rougis de larmes. Myriam et Emma attendaient tranquillement dans le dortoir que mon coup de fil soit fini avant de sortir. J’ai comme l’impression que notre plan va tomber à l’eau. Emma comprend, elle ouvre les bras. Je viens pleurer sur son épaule.
« T’en fais pas, Anja, ça va s’arranger… »



« Dmitri et moi faisons la courte échelle à Anja. Nikholaï et Mélina font le guet, nous exhortent de nous presser.
- Ca va, ça va ! Je voudrais vous y voir !
- Bouges-toi, Anouchka !
Sans le ton affectueux de cette phrase, je pense qu’Anastasia se serait vexée des paroles de son jumeau. Je lance un dernier coup d’œil à mon propre jumeau. Il hoche la tête. Nous poussons brusquement pour aider Anja à monter, elle décolle et s’agrippe au rebord. Moi non plus, je n’en mène pas large. Mais c’est comme ça. Dès que nous sommes tous réunis, il faut mes frères, mes sœurs et moi, on s’attire des ennuis. Cette fois, c’est par amour du sport. Même si je pense que la raison ne ferait pas plaisir aux autorités. Enfin, les autorités… Je devrais dire à Grand-père, puisque le maire l’apprécie autant. Il l’a dans la poche. Comme le conseil municipal, en fait.
-Qu’est-ce que tu fous, Filip ?
Anja, qui patiente sur son muret en me tendant la main commence à s’énerver j’ai l’impression. Je prends mon élan à mon tour et je saute jusque sur la main de mon frère pour me propulser jusqu’au muret et la rejoindre. Elle m’aide à me hisser. C’est vrai qu’elle a de la force, quand même. Je ne me peux pas m’empêcher d’être fier de ma petite sœur, mais le moment est mal choisi. Quoique…
- Dis donc Anja, tu le mèneras au pas ton petit ami ! Pauvre David !
Son regard noir me dissuade de continuer. Je tiens à ma vie, quand même. Maintenant, c’est Dmitri qui s’élance, puis Milena et finalement Nikholaï. Nous nous laissons enfin tomber de l’autre côté. La patinoire désaffectée. Ses vieux gradins, son terrain encore praticables. Pas un chat. Depuis la fusillade d’il y a deux ans, personne n’y mets les pieds. A part nous, peut-être. A travers une enfilade de couloirs et escalier, sans compte ce petit muret, on peut y accéder. C’est le seul endroit calme de la ville qui puisse nous permettre cette petite variante du Quidditch. A défaut de balais, nous avons nos patins à glace. L’équilibre est presque aussi instable qu’au Quidditch. Bien sûr, nous n’avons pas de Cognard ou Vif d’or. Alors on remplace par des balles de baseball colorées. La rouge, c’est une sorte de Cognard qu’on s’envoie les uns sur les autres. L’autre, elle nous sert à marquer, mais attention, on ne doit jamais tirer face à soi. En somme, on a réuni un peu tous les sports qu’on aimait pour les mélanger.
-C’est vraiment con qu’il ne neige pas à l’intérieur !
La voix de ma petite sœur me tire de mes pensées. Au milieu de la patinoire et sa batte à la main, déjà prête à jouer, Anja regarde le ciel qu’on aperçoit à travers les grandes vitres sur le côté… C’est trop tentant ! J’enfile rapidement mon deuxième patin et je me précipite au milieu de la piste pour la bousculer. Elle pousse un cri de surprise et glisse jusqu’au bout du terrain.
- Alors ça…. Tu vas le regretter, Filip ! Dmitri, mets le Cognard2 en jeu !
Mon frère n’attendait que ça ! Avec un sourire ravi, il m’annonce qu’elle va me démolir et envoie le Cognard de fortune sur Anja, laquelle s’empresse de donner un grand coup de batte dedans tandis que Milena et Nikholaï nous rejoignent sur le terrain. La deuxième balle est mise en jeu. Je suppose que la partie dure une bonne heure. Nous donnons de grands coups dans les balles en glissant sur la patinoire. Brusquement, Nikholaï nous demande de nous taire. Moi aussi, j’entends ces pas dans un escalier.
- Et merde !
Nous nous dépêchons de ranger nos affaires. C’est pas vrai ! Il fallait qu’il y ait quelqu’un pour interrompre notre partie ! Nous ramassons le balles, changeons de chaussures, et avec bien plus d’empressement que tout à l’heure, nous sautons par-dessus le muret. Je passe en dernier, quand un policier ouvre la porte. Entre être arrêté par un petit flic de rien du tout et me faire réprimander par Grand-père ou faire un pied-de-nez à la police, le choix est vite fait ! Je saute à mon tour. Ils m’ont attendu. C’était bien la peine de se faire un plan « on se sépare pour ne pas être retrouvés », tiens ! Mais ça me fait quand même chaud au cœur de savoir que si je me faisais choper, ils auraient pris avec moi. »




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